Des Sœurs se remémorent leur chalet à l’Hôpital Saint-Boniface

28 mars, 2024 | Hôpital Saint-Boniface, Initiatives et projets

Si vous avez déjà fait une promenade le long de la rivière derrière l’Hôpital Saint-Boniface, vous avez peut-être remarqué un petit chalet dont la structure en A est nichée parmi les arbres. Pendant de nombreuses décennies, c’était une résidence secondaire pour les Sœurs Grises dont bon nombre travaillaient inlassablement à l’hôpital fondée par leur congrégation. Récemment, un petit groupe de religieuses s’est réuni pour parler du chalet et de sa signification à leurs yeux.

Nous vous présentons ici quelques souvenirs des Sœurs Anita Douville, Jean Ell, Céline Vermette, Yvette Bouchard et Rolande Bissonnette.

•••

Construit dans les années 1960, le chalet comprenait trois petites chambres à coucher avec des lits simples et tout le nécessaire pour un séjour reposant.

Les Sœurs Grises, qui ont fondé et gouverné l’Hôpital Saint-Boniface jusqu’à la fin des années 1990, font tout ce qu’il faut pour soutenir leur collectivité et s’appuyer mutuellement. Il s’agit là de l’une de leurs caractéristiques. La créativité et le travail acharné ont souvent porté fruit.

La cabane, telle qu’elle est à l’hiver 2024.

Ainsi, les religieuses ont énuméré toutes les façons dont le chalet a été utilisé : atelier de fabrication de bougies, lieu de villégiature, endroit pour les rassemblements familiaux, coin lecture, site de retraite spirituelle, espace de réunions et plus encore. D’abord et avant tout, c’était un lieu où elles pouvaient prendre une pause de leur fonction et conditions de vie commune à l’hôpital.

Sœur Bissonnette pense tendrement à ses vacances de deux semaines au chalet. Elle aimait changer de décor. « On se sent bien de voir quelque chose de différent et de disposer d’un autre endroit pour passer du temps dans la nature », dit-elle. « J’invitais ma famille ou mes amis à partager un repas avec moi, ou parfois l’une des autres Sœurs restait avec moi. C’était vraiment des vacances. »

Sœur Ell ajoute : « Au début, lorsque nous œuvrions à l’Hôpital, nous travaillions sept jours par semaine, 12 mois par année. Nous avions parfois un jour de congé et c’est un endroit où nous pouvions aller. C’était une retraite pour nous. »

Les religieuses n’étaient pas les seules à occuper le chalet. Elles ont partagé l’espace avec des souris, des écureuils et des abeilles, malgré les meilleurs efforts de tous pour empêcher ces petites créatures d’y être. « Nous avons passé tellement de moments merveilleux dans ce chalet », se souvient Sœur Bouchard. « Mais finalement, les animaux à quatre pattes ont pris le contrôle de la place! »

Sœur Ell se souvient d’avoir ouvert la porte d’entrée et trouvé tout un essaim d’abeilles sur la table de la cuisine. « C’était ma limite! » dit-elle en riant. « J’ai fermé la porte et j’ai appelé l’équipe d’entretien de l’hôpital pour qu’elle gère la situation. »

Espace de contemplation, de repos et de prière, le chalet occupe une place spéciale dans le cœur des Sœurs Grises. Le chalet a été cédé à l’Hôpital, qui décidera de son futur sort. « C’était un bel endroit pour nous, un lieu de réconfort pour le personnel et les religieuses de l’hôpital. Nous sommes tellement reconnaissantes de l’avoir eu », conclut Sœur Ell.