Initiatives et projets | Réseau Compassion Network https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/ Thu, 21 May 2026 15:04:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://reseaucompassionnetwork.ca/wp-content/uploads/2020/05/site-icon-150x150.png Initiatives et projets | Réseau Compassion Network https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/ 32 32 Présentation de notre nouveau PDG, Éric Charron https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/presentation-de-notre-nouveau-pdg-eric-charron/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=presentation-de-notre-nouveau-pdg-eric-charron Thu, 21 May 2026 14:52:12 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=23548 Continue Reading Présentation de notre nouveau PDG, Éric Charron]]> Le conseil d’administration du Réseau Compassion Network a le plaisir d’annoncer qu’Éric Charron a accepté le poste de directeur général entrant de l’organisation, succédant ainsi à Daniel Lussier.

Éric Charron est un leader inspirant qui possède une expérience récente dans le secteur à but non lucratif, notamment au sein de la Croix-Rouge canadienne, où il a dirigé une équipe composée de personnel de soutien et de bénévoles de partout au Canada, lors entre autres d’évacuations à grande échelle de communautés des Premières Nations entre 2023 et 2025. Au sein de la Croix-Rouge canadienne, il a mené des analyses post-intervention afin d’anticiper les risques futurs, dirigé des programmes d’aide aux sinistrés et mis à profit ses réseaux pour établir des relations solides et efficaces avec les dirigeants communautaires et les parties prenantes externes.

En tant que sous-ministre de l’Éducation post-secondaire, des Compétences, de l’Immigration et du Travail, Éric Charron a fourni des conseils en matière de ressources humaines, de planification stratégique, de gestion financière en cours d’exercice et de mise en œuvre de stratégies, de programmes et de lignes directrices alignés sur les priorités gouvernementales.

Ancien officier militaire de confiance, Éric Charron a occupé le poste de commandant de la base de Winnipeg au sein de l’Aviation royale canadienne, où il a dirigé environ 1 000 personnes, tant civiles que militaires. Ses responsabilités englobaient les opérations, la santé et le bien-être mental, et son expérience couvre l’intégration des ressources humaines, la gestion financière et de projets, la sensibilisation communautaire, les relations avec les médias, les technologies de l’information et l’élaboration de politiques. En tant que premier officier de l’Aviation royale canadienne non issu du domaine opérationnel à avoir été sélectionné comme commandant de base locale, et fort d’une formation en ingénierie, Éric apporte des décennies d’expérience en matière de leadership éprouvé, digne de confiance et empreint de compassion dans des environnements complexes impliquant de multiples parties prenantes.

« Notre comité de recrutement a été très impressionné par l’expérience exceptionnelle d’Éric en matière de leadership au niveau de la direction et par sa forte adhésion à la mission de compassion et d’espoir du Réseau Compassion Network », a déclaré Arlene Wilgosh, présidente du conseil d’administration du Réseau Compassion Network. Éric est clairement attiré par l’accent mis par l’organisation sur l’impact communautaire, la mission fondée sur la foi et l’autonomie des organisations membres du réseau. Sa vision s’aligne parfaitement avec les objectifs du conseil d’administration, qui visent à améliorer la vie de toutes les personnes que nous servons en leur permettant de mener une vie où ils peuvent atteindre leur plein potentiel. »

« Je suis reconnaissant de cette opportunité de servir le Réseau Compassion Network et je me réjouis de continuer à soutenir la vision stratégique actuelle par des décisions fondées sur des valeurs et une approche bienveillante des services. J’ai hâte de faire la connaissance de chacun de nos responsables et de découvrir la vaste gamme de programmes et de services que les membres de notre réseau proposent à notre communauté, ainsi que de déterminer la meilleure façon de soutenir chaque équipe. Je suis également reconnaissant de la confiance que le conseil d’administration me témoigne et je suis honoré de rejoindre une équipe aussi motivée et dévouée », a déclaré Éric Charron.

Le conseil d’administration prévoit une transition en douceur et se réjouit de travailler avec Éric dans ses nouvelles fonctions à compter du 19 mai.

]]>
Découvrez notre Conseil consultatif autochtone https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/introducing-our-indigenous-advisory-council/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=introducing-our-indigenous-advisory-council Thu, 30 Apr 2026 14:07:43 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=23489 Continue Reading Découvrez notre Conseil consultatif autochtone]]> Réseau Compassion Network s’engage sur la voie de la réconciliation, et l’un des principes fondamentaux qui guident notre démarche est celui que les peuples autochtones revendiquent à juste titre : rien pour nous sans nous.

Nous avons la chance de bénéficier du soutien, des conseils et des contributions diverses de notre cercle consultatif autochtone, un groupe de 12 personnes qui partagent leur temps, leurs perspectives et leurs connaissances avec nous, alors que nous nous efforçons de créer un réseau où le sentiment d’appartenance, la sécurité et le respect de toutes les pratiques culturelles sont au cœur de nos actions.

Faites connaissance avec les trois premiers membres de notre cercle consultatif autochtone:

Tréchelle Bunn

À seulement 25 ans, la cheffe Tréchelle Bunn est la première femme et la plus jeune personne jamais élue cheffe de la Nation Dakota de Birdtail Sioux, ainsi que l’une des plus jeunes cheffes en fonction au Canada.

Elle a obtenu, avec distinction, un baccalauréat en criminologie avec une mineure en études autochtones de l’Université du Manitoba, et poursuit actuellement des études en droit à la faculté de droit Robson Hall de cette même université.

Militante engagée pour les droits des peuples autochtones et l’autonomisation des jeunes, la cheffe Bunn a pris la parole sur des scènes provinciales, nationales et internationales, notamment aux Nations Unies. Elle est la fondatrice du Reconciliation Run, le premier demi-marathon de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada. Ancienne joueuse de hockey universitaire, elle a également créé la première bourse destinée aux étudiant·e·s-athlètes autochtones à l’Université du Manitoba.

La cheffe Bunn a récemment été nommée au tout premier Cercle consultatif autochtone de Hockey Canada, chargé d’orienter les efforts de l’organisation pour faire progresser les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation dans le sport (#87–91).

Son leadership et son engagement ont été reconnus par de nombreux honneurs, dont le Prix jeunesse des Premières Nations Indspire, la Médaille du couronnement du roi Charles III, le prix Future 40 de CBC Manitoba, ainsi que le prix des jeunes diplômé·e·s remarquables de l’Université du Manitoba.

Joseph Thompson

Joseph est originaire de Duck Bay, au Manitoba, et est un fier membre de la bande Anishinaabek Minegoziibe. Il a obtenu un diplôme en administration des affaires du Red River College en 1989.

Au cours des 30 dernières années, il a travaillé tant dans le secteur privé que dans la fonction publique, et se considère comme un agent de changement. Il croit que l’implication est essentielle pour faire évoluer les choses et que la contribution des employé·e·s, même dans les conversations difficiles, est cruciale pour permettre aux employeurs d’écouter et d’agir.

Il œuvre depuis plus de 30 ans dans les domaines de l’équité en emploi et de la diversité, et a toujours été un fervent défenseur de l’égalité. Il possède une solide expérience en gestion et en service à la clientèle, ainsi qu’une expertise en emploi autochtone, avec des compétences éprouvées en leadership, en planification et en mise en œuvre de projets d’envergure.

Son engagement communautaire, que ce soit au sein de conseils ou de comités, lui a été très enrichissant. Il siège actuellement aux conseils de l’Hôpital Saint-Boniface et du festival Manito Ahbee.

Joe a également participé à des examens systémiques portant sur l’emploi autochtone, la sensibilisation culturelle, la résolution de conflits, les droits de la personne, le recrutement, la rétention ainsi que la vérité et la réconciliation.

Depuis 20 ans, il approfondit ses connaissances des cultures et traditions, et est également danseur traditionnel. Il agit actuellement comme gardien du savoir dans un établissement d’enseignement à Winnipeg.

Survivant de la rafle des années 1960, il comprend profondément les impacts du placement en famille d’accueil. Il est lui-même parent d’accueil depuis 14 ans, dans l’espoir de faire une différence dans la vie de ces enfants.

Il est également impliqué dans un projet entrepreneurial appelé Turtle Island, qui vise à enseigner l’histoire véritable des peuples autochtones, racontée par des Autochtones. Il travaille actuellement sur plusieurs contrats en ressources humaines visant à aider les employeurs à réussir l’embauche et la rétention de personnes autochtones, ainsi qu’à développer des stratégies alignées avec leurs objectifs et leur mission.

Shelley Cook

Shelley Cook est une kwe Anishinaabek et une fière membre de la Nation Ojibway de Brokenhead. Elle vit et travaille à Winnipeg, au Manitoba, sur le territoire du Traité no 1. Elle est gestionnaire de programme, Relations autochtones, à la Régie des alcools et des jeux du Manitoba, où elle se consacre à l’établissement de relations significatives avec les communautés autochtones et à l’avancement de la réconciliation au sein de l’organisation.

Forte d’une expérience en communications, Shelley est passionnée par le récit, l’apprentissage et la création d’espaces favorisant des conversations honnêtes. Son travail repose sur le respect, la réciprocité, les relations, la communauté et un engagement profond envers les voix, les savoirs et l’autodétermination des peuples autochtones.

Shelley est honorée de siéger au cercle consultatif autochtone du Réseau Compassion Network. Elle participe également activement à plusieurs rôles consultatifs et de gouvernance, notamment au cercle consultatif autochtone de la Régie des alcools et des jeux du Manitoba, à celui de la Division scolaire St. James-Assiniboia, au tout premier cercle consultatif autochtone de The Forks, au cercle consultatif autochtone de Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC), ainsi qu’au conseil d’administration de Neeginan Education, Training and Employment Services (NETES).

En dehors de son travail, Shelley est mère et belle-mère de trois enfants.r work, Shelley is a mom and stepmom to three children.

]]>
Aanokiwan aanjichigewin : Donner un nom à notre cheminement vers la réconciliation https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/aanokiwan-aanjichigewin-donner-un-nom-a-notre-cheminement-vers-la-reconciliation/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=aanokiwan-aanjichigewin-donner-un-nom-a-notre-cheminement-vers-la-reconciliation Thu, 30 Apr 2026 14:02:12 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=23487 Continue Reading Aanokiwan aanjichigewin : Donner un nom à notre cheminement vers la réconciliation]]> Alors que le Réseau Compassion Network poursuit son chemin vers la réconciliation et accompagne les organismes de son réseau dans leur parcours, nous avons eu l’honneur de recevoir un nom pour ce travail. Notre Plan de vérité et de réconciliation, élaboré conjointement avec le personnel du réseau et un cercle consultatif autochtone, s’est vu attribuer un nom lors d’une cérémonie du calumet le 20 mars 2026.

Daniel Lussier, directeur général du Réseau Compassion Network, est assis en cercle avec Rhonda Forgues de Spirited Ways Consulting, avant le début de la cérémonie.

Pour les personnes présentes à la cérémonie, le cercle était chargé de sens, d’émotion et de réflexion. Chaque membre du cercle a eu l’occasion d’apprendre les uns des autres, de réfléchir à son rôle dans la réconciliation et de découvrir les modes de vie autochtones. Comme l’a confié un membre du personnel : « Je dois avouer que je me demandais pourquoi nous donnions un nom à un plan, quelque chose que nous avons rédigé et que nous nous sommes engagés à mettre en œuvre. Mais après cela, après avoir entendu vos paroles et avoir pris part au cercle, je comprends. Cela rend notre plan plus réel, et encore plus chargé de sens. Merci pour ce cadeau. »

Ci-dessous, une copie de l’histoire du nom spirituel, telle que fournie par Helen Robinson-Settee.

« Tansi. Aaniin Boozhoo. Esikwe nidishinigas. Mahkwa ni dodem. Winnipek shogo Thasgathchewenoong  nidooji. »

Salutations à tous et toutes en Innimowin et Anishibemowin. Mon nom spirituel est Clam Woman et mon animal totem est l’ours*. Je suis originaire de Winnipeg et de la Première Nation de Dauphin River. Je m’appelle Helen Robinson-Settee et je suis membre du Cercle consultatif autochtone du Réseau Compassion Network (RCN).

Nancy Parker m’a remis du tabac au nom du Réseau Compassion Network afin que je leur donne un nom spirituel pour leur Plan de vérité et de réconciliation. Il existe de nombreuses façons de recevoir un nom spirituel. La méthode qui m’a été enseignée pour trouver des noms spirituels m’a été transmise par Grand-mère Myra Laramee. Elle m’a appris à placer le tabac soit sous mon oreiller, soit à côté de mon lit, et à demander au Créateur le nom spirituel qui m’avait été demandé.

La première nuit où j’ai placé le tabac à côté de mon lit, j’ai fait un rêve. Voici ce rêve :

Il y avait un bâtiment en pierre et je ne savais pas trop s’il s’agissait d’une église ou d’un établissement d’enseignement supérieur, car il y avait à la fois des personnes âgées et des jeunes adultes dans mon rêve. Les personnes âgées étaient rassemblées dans une salle de réunion et discutaient. Il n’y avait pas de jeunes dans la pièce. Quand je suis sortie, j’ai vu un groupe de jeunes qui discutaient, mais ils n’étaient pas contents. Ils haussaient le ton et contestaient ce qui semblait être le groupe de personnes âgées.

Je suis allée leur parler et je leur ai dit qu’ils étaient puissants et influents, et qu’ils pouvaient faire bouger les choses en travaillant ensemble. Je leur ai dit : « Vous pourriez être des “agents du changement” ». J’avais déjà entendu cette expression, « agents du changement », de la bouche d’un éducateur nommé James Banks, qui travaillait dans les domaines de l’éducation et de la justice sociale. Les jeunes ont commencé à marcher dans le bâtiment en pierre pour entrer dans la salle de réunion. Ils étaient désormais calmes et prêts à s’atteler à la tâche qui les attendait.

En anishinaabemowin, il n’existe pas de mot correspondant à « agent » en tant que tel, alors lorsque j’ai discuté avec Grand-mère Myra Laramee et la gardienne de la langue** Agnes Catcheway, elles ont toutes deux convenus que les termes « Travailleurs » ou « Acteurs du changement » étaient ceux qui avaient été donnés par le Créateur. Aanokiwan aanjichigewin, c’est-à-dire les Travailleurs/Acteurs du changement, qui mettront en œuvre le travail qui attend RCN tout au long de son parcours de vérité et de réconciliation.

D’autres messages figuraient dans ce rêve, et ce fut un honneur de recevoir la bénédiction de ce nom en présence de certains membres du conseil d’administration, du personnel et du Cercle consultatif autochtone. Les porteurs de calumet et les chanteurs membres du Cercle consultatif ont été invités à partager leurs cadeaux s’ils le souhaitaient. Albert McLeod, gardien du savoir et porteur de calumet a partagé l’histoire de son calumet, tout comme Helen Robinson-Settee. Susan Swan a également chanté pendant la cérémonie. »

* Dans les communautés autochtones, les gens partagent leur nom de médecine familial pour signifier leur identité clanique, leur lignée et leurs enseignements.

** Les gardien.ne.s de la langue sont les membres de leur communauté qui possèdent une connaissance de leur langue traditionnelle.

]]>
Élargir le cercle : les retraites « Essence du leadership » https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/elargir-le-cercle-les-retraites-essence-du-leadership/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=elargir-le-cercle-les-retraites-essence-du-leadership Mon, 30 Mar 2026 20:19:49 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=23084 Continue Reading Élargir le cercle : les retraites « Essence du leadership »]]> Les retraites « Essence du leadership » organisées par le Réseau Compassion Network ne sont pas des séminaires d’entreprise classiques. Deux fois par an, un groupe de leaders issus de l’ensemble du réseau se réunit à Hecla pour quatre jours de repos, de pleine conscience et de reconnexion avec soi-même et la nature. L’objectif n’est pas d’améliorer ses compétences en leadership par le travail, l’analyse et le brainstorming, mais en s’accordant un espace pour respirer, du temps pour réfléchir et un havre de paix où se poser.

« Nous n’essayons pas de former de meilleurs leaders en quatre jours », explique Andrew Terhoch, praticien en soins de santé spirituelle, qui anime les retraites. « Mais pendant ce temps, nous pouvons entrer en contact avec les parties de nous-mêmes qui nous ont poussés à travailler dans le domaine des services à la personne. Si nous parvenons à nous connecter à cette partie de nous-mêmes qui a été appelée à aimer et supporter les autres, alors nous serons de meilleurs leaders. Nous prenons soin du cœur des gens afin qu’ils soient mieux armés pour faire face à la souffrance dans leurs communautés, pour innover, pour discerner ce qui est important et continuer à faire ce qu’ils doivent faire. »

Ces retraites, qui accueillent une vingtaine d’employé.e.s issu.e.s de l’ensemble du réseau, sont délibérément conçues avec une structure souple. « Lorsque l’on forme un cercle ensemble, cela crée un sentiment d’amour et de courage, et les gens commencent à partager leur propre façon d’être avec le groupe », explique Terhoch. « À chaque fois que nous nous réunissons, de nouveaux cadeaux apparaissent. Au printemps dernier, deux participants au cercle ont apporté avec eux des enseignements traditionnels autochtones. Nous ne les avions pas invités à la retraite pour les partager avec nous, mais avec beaucoup de gentillesse, d’amour et d’ouverture, ils l’ont fait. Et aujourd’hui, ces enseignements s’épanouissent au sein de nos cercles. »

Terhoch se réjouit de voir les retraites évoluer pour inclure de nombreuses façons d’être et répondre véritablement aux besoins des leaders présents. « Nous réservons du temps pour les rituels du matin et quelques autres activités accessibles à tous et toutes, mais nous suivons surtout ce que ressent le groupe », poursuit-il. « En cercle, nous parlons de la tradition des Sœurs qui nous ont guidés pour nous rassembler de cette manière, mais nous reconnaissons également que des gens se réunissaient sur cette terre bien avant l’arrivée des Européens. Nous sommes sur le territoire du Traité n° 2 à Hecla, entourés par la beauté de la terre, et les enseignements autochtones peuvent s’exprimer naturellement de multiples façons. »

Alors que les idées, les enseignements et les cultures catholiques et autochtones se rejoignent pour aider les participants à renouer avec eux-mêmes et avec la terre, Terhoch est réconforté par cette expérience, mais il perçoit aussi quelque chose de plus profond.  « Cela me rend heureux de savoir que nous faisons cela ensemble », confie-t-il. « Cela nourrit quelque chose au sein des leaders du groupe et c’est une expérience pleine d’amour que de participer à cette retraite. Mais c’est aussi un peu déchirant, car les gens aspirent à ces expériences parce qu’il y a un vide. Il y a tant d’obstacles, pour tant de raisons dans nos vies, qui nous empêchent de ralentir, d’agir en pleine conscience, de passer du temps avec la nature. Ce moment passé ensemble est donc joyeux, mais il met également en lumière un besoin profond de se ressourcer chez nos leaders. »

Fidèle à l’esprit même de l’expérience de la retraite, Terhoch médite sur une citation de Thich Nhat Hanh : « Ne cours plus, tu as l’air ridicule. » « Le temps que nous passons ensemble est entièrement consacré à ne pas lutter », partage-t-il. « C’est le cadeau que nous offrons aux participant.e.s : une chance d’admirer le lever du soleil, de dire une prière, d’assister à une cérémonie, de savourer un repas, de siroter du thé, de marcher dans la nature. Nous pouvons nous permettre de nous arrêter et d’écouter les oiseaux, de ressentir une émotion. Nous créons l’espace pour que ces choses puissent se produire sans la pression de savoir ce qui va suivre. »

Les réalités du leadership dans le domaine de la santé et des services sociaux sont difficiles. Les besoins des communautés et du personnel sont complexes, et les ressources disponibles pour y répondre ne sont pas toujours à la hauteur. « Nous ne pouvons pas toujours changer les systèmes, mais nous pouvons nous soutenir nous-mêmes et nous soutenir les uns les autres », conclut Terhoch. « Lorsque nous acceptons l’idée que ce travail est parfois difficile et que la vie est difficile, mais que nous ne sommes pas seuls et que nous pouvons nous recentrer sur nous-mêmes… c’est là le cœur du leadership. »

]]>
Un nouveau balado axé sur les soins holistiques https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/un-nouveau-balado-axe-sur-les-soins-holistiques/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=un-nouveau-balado-axe-sur-les-soins-holistiques Thu, 26 Feb 2026 17:34:06 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=22777 Continue Reading Un nouveau balado axé sur les soins holistiques]]> Il y a plusieurs années, Suhail Stephen participait à une retraite au monastère Saint-Benoît à West St. Paul lorsqu’il est allé se promener dans le parc pour réfléchir. Alors qu’il s’était arrêté à l’ombre d’un arbre, Sœur Mary Coswin s’est approchée de lui. « Je pense qu’elle m’a pris pour un intrus », raconte-t-il en riant. « Mais nous avons commencé à discuter et nous avons réalisé que nous avions tous deux suivi une formation de leader spirituel. Nous sommes rapidement devenus amis. »

Sœur Coswin, qui est membre des Sœurs bénédictines, a récemment pris sa retraite de son rôle de directrice spirituelle, mais ces deux personnes de foi sont passionnées et curieuses de l’expérience humaine, de la spiritualité, des liens et de la foi. Lorsque Stephen a récemment eu l’idée de créer un podcast, il savait qui il voulait comme coanimatrice.

« Notre balado s’appelle Listen with Love (Écouter avec amour), explique Sœur Coswin. C’est ce que nous faisons, en tant que leaders spirituels. Nous essayons de créer un espace propice à une conversation libre et ouverte. Nous sommes là pour accompagner quelqu’un, pour l’aider à exprimer davantage ce qu’il ressent, ce que Dieu lui apporte dans sa vie et ce qu’il vit. »

Les deux amis ont commencé à enregistrer ensemble en septembre 2025 et ont déjà mis en ligne quatre balados, d’autres étant prévus dans les mois à venir. Les sujets de conversation sont très variés, mais le fil conducteur est fort et clair. « Les auditeurs.trices peuvent s’attendre à être entraîné.e.s dans une bonne et profonde amitié spirituelle », explique-t-il. « Mary et moi avons passé des années à parler de tout et de rien, et d’une manière différente en raison de notre vocation. Nous explorons ensemble les profondeurs depuis longtemps, ce qui nous amène à avoir des conversations profondes, mais pleines d’humour aussi. »

L’énergie entre les animateurs est douce, modeste et légère. Les premiers épisodes présentent chacun d’entre eux, et les suivants abordent des thèmes sous un angle spirituel, personnel et vocationnel. Il en résulte une conversation qui invite les auditeurs.trices à faire une pause et à réfléchir à la manière dont les gens se connectent les uns aux autres et à leur foi.

« J’espère que les gens y verront une invitation à examiner leur propre désir d’accompagnement », confie Sœur Coswin. « Ensuite, ils pourront chercher quelqu’un ou quelque chose qui pourrait leur être bénéfique, un endroit où ils peuvent être écoutés et prêter attention à leur propre expérience. Ou si quelqu’un s’intéresse à la direction spirituelle, cela l’aiderait à comprendre ce que c’est, qui nous sommes et les compétences dont nous disposons pour servir les autres. »

Alors que le nouveau balado est encore en train de trouver son public, Stephen est déjà ravi du projet. « À un niveau très basique, l’un de mes espoirs était que ce soit un processus joyeux, significatif et créatif », dit-il. « Il n’y a pas de mesure ni de planification pour cela. Je suis fier de ce que nous avons créé, et je suis ému par cela. Je l’ai réécouté récemment et j’ai entendu des choses que je n’avais pas remarquées pendant l’enregistrement. Cela a été une expérience tellement enrichissante et importante d’y participer. »

Sœur Coswin convient que le projet consistait à créer un espace propice à l’amitié, à la spiritualité et à la discussion. « Ce n’est pas un balado intellectuel », précise-t-elle. « Il vise à répondre aux besoins des gens. Et c’est un excellent rappel pour nous deux, et, espérons-le, pour tous ceux et celles qui l’écoutent : qui ne souhaite pas être écouté avec amour ? »

Pour écouter ce balado, cliquez ici ou recherchez « Listen with Love » dans votre application de balados préférée.

]]>
Nourrir plus que la faim à Sainte-Anne https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/nourrir-plus-que-la-faim-a-sainte-anne/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nourrir-plus-que-la-faim-a-sainte-anne Thu, 29 Jan 2026 19:20:32 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=22190 Continue Reading Nourrir plus que la faim à Sainte-Anne]]> Un petit groupe de bénévoles au grand cœur, de Sainte-Anne au Manitoba, est convaincu que personne dans leur communauté ne devrait avoir de difficulté à mettre de la nourriture sur la table. D’humbles débuts il y a 11 ans, lors d’une rencontre où des membres de la communauté se demandaient s’il y avait réellement un besoin, jusqu’à l’aide alimentaire offerte à 106 familles en 2025, Accueil Kateri est devenu un soutien essentiel dans cette communauté de 2 000 habitants.

« Quand quelqu’un a d’abord dit qu’il n’était pas certain qu’il y ait des familles dans le besoin ici, j’ai répondu que si Grunthal et Steinbach avaient des banques alimentaires, nous ne pouvions pas être si différents », explique Aurèle Boisvert, président du conseil d’administration d’Accueil Kateri. « C’est une travailleuse sociale qui m’a d’abord fait prendre conscience du besoin. Elle voyait des enfants arriver à l’école sans avoir eu une alimentation adéquate, et la pauvreté en était malheureusement la cause. »

Chantal Fréchette

Chantal Fréchette, membre du conseil d’administration et bénévole, souligne que de nombreux mythes persistent au sujet des banques alimentaires et des personnes qui y ont recours. « C’est un problème en partie invisible », explique-t-elle. « Les personnes qui utilisent nos services travaillent. Elles ont un emploi et font tout ce qu’elles peuvent pour subvenir aux besoins de leur famille, mais ce n’est pas suffisant. Le coût de la vie a augmenté pour tout le monde, ce qui fait que plusieurs n’ont tout simplement plus assez de marge de manœuvre dans leur budget pour absorber la hausse des coûts alimentaires. »

Boisvert poursuit : « Dans un budget moderne, l’alimentation est souvent la seule chose qu’on peut ajuster. Le loyer, c’est le loyer, les téléphones coûtent ce qu’ils coûtent, mais on peut couper dans le budget alimentaire. Ça me bouleverse que, dans un pays comme le Canada, des gens soient forcés de faire ce genre de choix. Les personnes partagent souvent leur vécu lorsqu’elles viennent chercher de la nourriture, et honnêtement, c’est très difficile. Il leur arrive de pleurer un peu, et elles nous disent à quel point cette aide fait une différence. »

Une initiative communautaire comme Accueil Kateri fonctionne grâce au cœur, au dévouement et au soutien de celles et ceux qui peuvent donner. Lorsque, en 2024, Francofonds a offert 10 000 $ pour soutenir un programme novateur intitulé Un cerveau bien nourri donne une longueur d’avance, ce fut une véritable bouffée d’air frais. « Nous avions l’impression de pouvoir enfin avoir un impact plus important », admet Boisvert. Toutefois, il est rapidement devenu évident qu’un budget stable, permettant d’assurer des opérations fiables et constantes — y compris l’achat des denrées nécessaires — était essentiel à la pérennité du projet. « Nous avons donc communiqué avec Réseau Compassion Network pour voir s’ils pouvaient contribuer à stabiliser davantage notre financement afin de répondre à encore plus de besoins. »

Réseau Compassion Network versera 41 000 $ au cours des deux prochaines années pour couvrir les coûts liés à l’expansion d’un nouveau programme de nutrition et d’éducation visant à soutenir les enfants d’âge préscolaire issus de milieux mal desservis. Actuellement, le programme rejoint 14 enfants; ce nombre passera à 35 d’ici 2027 grâce à l’appui de RCN.

« Nous savons que la période la plus cruciale pour le développement des enfants se situe avant l’âge de cinq ans », explique Fréchette, qui supervise le programme de nutrition de la petite enfance. « Nous avons commencé modestement, mais nous offrons maintenant des repas sains prêts à manger que les tout-petits peuvent apporter à la garderie en milieu scolaire. Les familles reçoivent aussi un livre à lire ensemble et un petit cahier d’activités. Chaque mois a une thématique et nous avons bénéficié d’un soutien formidable de la part de travailleuses sociales, d’infirmières, de diététistes et d’enseignant·e·s qui nous ont proposé d’autres façons d’aider les familles de Sainte-Anne. »

Avec 36 bénévoles à l’Accueil Kateri, un don majeur comme celui de RCN représente bien plus qu’un soutien financier. « Nous sommes une petite organisation, un peu vulnérable; nous dépendons réellement de la communauté pour continuer », confie Aurèle Boisvert. « En plus, ce don envoie un message fort à nos bénévoles et aux familles que nous servons : d’autres se soucient d’eux aussi. Nous pouvons nourrir bien plus que la faim; nous pouvons être bien plus qu’une banque alimentaire. Quand je regarde les nouvelles ces temps-ci, je me rappelle à quel point le monde traverse des moments difficiles. Puis je regarde ce que nous réussissons à accomplir ici, et ça me réchauffe vraiment le cœur. »

]]>
Les liens intergénérationels : un remède contre la solitude https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/les-liens-intergenerationels-un-remede-contre-la-solitude/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-liens-intergenerationels-un-remede-contre-la-solitude Thu, 29 Jan 2026 19:06:30 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=22181 Continue Reading Les liens intergénérationels : un remède contre la solitude]]> Lorsque Gladys Hrabi est entrée en fonction au poste de directrice générale de l’Association catholique manitobaine de la santé (CHAM) en 2024, elle a immédiatement été frappée par un dossier qui avait été laissé en suspens : la lutte contre l’exclusion sociale et l’isolement des personnes âgées. « Je voulais commencer mon mandat en travaillant sur un sujet où nous pouvions rapidement faire la différence », explique-t-elle. « Nous avions déjà lancé quelques programmes et lorsqu’une nouvelle opportunité de financement s’est présentée pour appuyer la création de liens intergénérationnels, nous avons su que cela correspondait parfaitement à ce que nous essayons d’accomplir : aider les personnes âgées à lutter contre la solitude. »

Ainsi, avec le soutien financier de New Horizons for Seniors et l’appui de sa collègue Rachel Neufeld, assistante sociale et coordinatrice de projets, Mme Hrabi a commencé à concevoir un projet qui offrirait un moyen pour les personnes âgées et les jeunes d’apprendre à se connaître. Pour se faire, elles ont commencé par réunir un groupe consultatif composé de quatre personnes âgées et de quatre jeunes.

L’une des premières choses que le groupe consultatif a partagées était que ni l’une ni l’autre des tranches d’âge ne souhaitait être passive. Les étudiant.e.s ont spécifiquement déclaré vouloir interagir et avoir la possibilité de faire connaissance avec les personnes âgées; un intérêt commun serait un excellent point de départ. Le groupe a choisi la musique comme premier thème autour duquel organiser un événement.

En mettant en relation des établissements de soins de longue durée comme Actionmarguerite, la Résidence Despins, Misericordia Terrace et Holy Family Personal Care Home avec des étudiants d’écoles catholiques situées un peu partout en ville, un groupe de 35 personnes âgées et 25 jeunes ont passé une soirée ensemble en décembre, puis à nouveau au début du mois de janvier.

Rachel Neufeld

« Nous avons chanté, dansé, discuté de musique et partagé des anecdotes », raconte Mme Neufeld. « Comme dans toute réunion sociale, certaines personnes étaient enthousiastes et avaient beaucoup à dire. D’autres étaient un peu plus hésitantes, mais cela fait partie du processus d’apprentissage mutuel et de croissance commune. C’est ainsi que nous construisons une communauté. »

Mme Hrabi est encouragée par les conversations qu’elle a entendues au sein du comité consultatif et pendant les événements. « Les jeunes peuvent penser que les personnes âgées ne les comprennent pas ou ne comprennent pas ce qu’ils vivent, explique-t-elle. Mais elles les comprennent ! Certaines des difficultés auxquelles nous sommes confrontés peuvent être très similaires, quel que soit notre âge. Ce n’est pas parce que les personnes âgées ont atteint un âge vénérable qu’elles ont toutes les réponses, mais elles ont des expériences à partager. C’est incroyable de voir les idées préconçues s’effacer à mesure que les jeunes et jeunes de cœur apprennent à se connaître. »

Si le fait de confronter les préjugés et de faire preuve de curiosité est excellent pour réduire l’isolement et créer des liens, de tels rassemblements apportent également beaucoup de rires aux deux groupes. « Nous avons mis de la musique pendant l’événement, et alors que l’on discutait, un homme de 75 ans a mentionné qu’il s’agissait d’une nouvelle chanson de Taylor Swift », se souvient Mme Hrabi avec un sourire. « Les jeunes n’avaient aucune idée de qui était l’auteure de la chanson ! Nous avons également eu un étudiant qui pensait que quelques-uns des aînés du groupe avaient participé à la Seconde Guerre mondiale, ce qui n’était pas le cas pour la plupart d’entre eux, qui étaient une ou même deux décennies trop jeunes pour y avoir participé… Il y a eu beaucoup de mythes à démystifier, c’est certain ! »

Pour sa part, Mme Neufeld a un indicateur simple du succès de ces rencontres : « J’avais prévu des plans de secours au cas où les gens ne participeraient pas, mais cela n’a pas été nécessaire », explique-t-elle. « Je pensais que nous devrions nous concentrer sur les activités et encourager les gens à interagir, mais j’ai, au contraire, dû interrompre quelques conversations pour nous permettre de faire toutes les activités prévues. Je me suis presque sentie coupable de devoir intervenir! »

Alors que les interactions amicales et amusantes entre les générations se poursuivent, le financement de cette initiative sera limité dans le temps sous la direction de CHAM. Mais Mme Hrabi ne se décourage pas et estime que ce n’est qu’un début. « Nous avons commencé à mettre en relation ces groupes de personnes et nous espérons que cela va se développer », confie-t-elle. « Des gens m’ont demandé s’ils pouvaient continuer à se rencontrer après la fin du financement en mars, et cela me rend très heureuse. Ce genre de joie et de connexion est possible pour nous tous, si nous trouvons le bon espace pour nous y engager. »

]]>
Briser les chaînes de la solitude https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/briser-les-chaines-de-la-solitude/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=briser-les-chaines-de-la-solitude Tue, 23 Dec 2025 15:15:32 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=21569 Continue Reading Briser les chaînes de la solitude]]> Bien que les membres du Réseau Compassion Network couvrent un large éventail d’options de soins, allant du soutien en santé mentale aux soins de longue durée, en passant par les services d’urgence et les soins palliatifs, il existe un obstacle auquel se heurte presque toute la population que nous servons : la solitude.

Au début du mois, lors d’un événement organisé par l’Organisation mondiale de la santé à Genève, près de 400 jeunes leaders de plus de 40 pays ont déclaré que la solitude et l’isolement social constituaient une urgence de santé publique mondiale. C’est un signe supplémentaire qui souligne ce qui préoccupe les prestataires de soins de première ligne depuis de nombreuses années : l’isolement social croissant.

Les recherches démontrent que la solitude n’est pas seulement un état d’esprit ; les personnes qui souffrent d’isolement sont confrontées à une détérioration de leur état de santé, à des changements cognitifs, à des modifications hormonales et du système nerveux, ainsi qu’à de nombreuses autres conséquences très réelles. Pour beaucoup de personnes qui bénéficient des services de notre réseau et qui souffrent d’un trouble de santé mentale, d’un handicap développemental ou de toute autre situation de vie nécessitant un soutien supplémentaire, cet isolement peut facilement s’aggraver.

Bre Brown

« Les personnes en situation de handicap souffrent davantage de solitude, et ce sont les stéréotypes et les barrières comportementales qui existent dans la société qui en sont la cause, et non le handicap », explique Bre Brown, responsable de l’amélioration de la qualité pour le programme résidentiel communautaire de St.Amant. « On a l’impression que personne n’a assez de temps pour écouter attentivement et apprendre à vraiment connaître quelqu’un. Et si vous êtes quelqu’un qui a besoin d’un peu plus de temps parce que vous communiquez à l’aide d’un appareil, par exemple, alors le défi est encore plus grand. »

Selon Brown, l’isolement ressenti par les personnes en situation de handicap peut être dévastateur. « Une fois, quelqu’un m’a dit qu’il n’avait aucune attente dans la vie », déclare iel. « C’est à cela que ressemble la solitude. Être entouré de 8 milliards de personnes sur la planète et se sentir toujours seul, sans grand espoir de connexion ou d’inclusion sociale. »

Arlene Libich, intervenante en santé mentale communautaire chez Sara Riel, a écouté des milliers d’histoires au cours de ses 10 années de travail pour les services de soins de répit Seneca et la Ligne de réconfort, deux programmes gérés par l’organisation à but non lucratif. « Nous aidons jusqu’à cinq personnes à la fois ici et nos services sont particulièrement adaptés aux personnes qui ont besoin d’une pause, qui souffrent d’isolement ou qui se trouvent dans ce que l’on pourrait appeler des situations « pré-crise », avant que celles-ci ne dégénèrent en crise, explique Mme Libich. « La solitude peut être un sentiment très profond et triste. Vous savez que vous n’êtes pas en contact avec les autres, et vous pensez peut-être que vous devriez l’être, alors vous avez aussi l’impression de faire quelque chose de mal. Vous voulez vous confier à quelqu’un, mais vous ne savez pas par où commencer. Cela peut être débilitant. »

Arlene Libich

La Ligne de réconfort, un service gratuit accessible à toute personne ayant besoin d’une oreille attentive, a reçu plus de 30 000 appels au cours de la première année de la pandémie, et son utilité n’a pas disparu, bien au contraire. « Certaines personnes nous appellent une fois par jour », poursuit Mme Libich. « Nous faisons désormais partie de leur routine et de leur vie sociale. Nous sommes là pour écouter, et c’est ce dont beaucoup de gens ont besoin. »

Brown et Libich travaillent tous deux d’arrache-pied pour aider à créer des soutiens qui améliorent la capacité de chacun à établir des liens. À St.Amant, du financement du Réseau Compassion Network a permis de lancer un programme destiné à enseigner aux travailleurs.euses sociaux comment améliorer les liens sociaux et les centres d’intérêt des personnes avec lesquelles ils travaillent. À Sara Riel, le personnel de la Ligne de réconfort ne donne pas de conseils, mais il est tout à fait disposé à aider les appelants à trouver des solutions pour tenter de résoudre leurs problèmes.

« Lorsque je travaille au téléphone et que quelqu’un se demande comment il pourrait commencer à être un peu plus sociable, nous discutons de différentes idées », explique Mme Libich. « Je dis toujours qu’il n’est pas nécessaire de voir les choses en grand. On peut aller au café et discuter un peu avec le barista lorsqu’on passe notre commande. Parfois, le simple fait de sortir et d’être entouré d’autres personnes peut aider. Établir des liens sociaux est quelque chose que l’on peut pratiquer et améliorer. »

Tout comme les pairs aidants répondent au téléphone, St.Amant croit également au pouvoir des personnes ayant vécu des expériences similaires pour aider les autres. « Nous avons ici un groupe d’auto-représentation vraiment incroyable », explique Bre Brown. « Il dirige une grande partie de notre travail et sensibilise les autres en partageant leur histoire. Ce que ces gens ont toujours dit, c’est que ce n’est pas parce qu’une personne a besoin d’aide dans sa vie quotidienne qu’elle n’est pas capable de créer des liens avec les autres, mais simplement que cela peut se manifester différemment. Je pense qu’il est extrêmement important pour nous tous de nous rappeler que chaque personne, qu’elle soit en situation de handicap ou non, a besoin de choses différentes pour réussir dans la vie. »

Les organisations du réseau qui travaillent chacune à leur manière avec nos communautés sont toutes conscientes que les aides qu’elles proposent pour atténuer la solitude sont plus efficaces lorsque les personnes peuvent également acquérir des compétences pour s’aider elles-mêmes. « Nous constatons les progrès réalisés ici à Seneca et sur la ligne de réconfort lorsqu’elles gagnent en confiance et en autonomie pour nouer elles-mêmes des liens au sein de la communauté », explique Libich. Nous avons vu tant de personnes grandir et évoluer au fil des ans, et c’est tellement agréable de pouvoir y contribuer un peu. »

Bre Brown sait que le lien social est plus important que la présence physique, et que pour soulager la solitude de tous les membres de notre communauté, il faudra changer nos valeurs communes. « Nous affirmons tous que chaque personne a une valeur intrinsèque, mais nous devons leur montrer que c’est vrai », explique-t-iel. « Nous devons les écouter, les voir et être vraiment avec eux. Être apprécié par quelqu’un d’autre est vraiment le lien que nous recherchons tous. Il ne s’agit pas pour les personnes handicapées de « sortir » et de se faire des amis. Il s’agit pour nous tous de sortir, de nous réunir et d’apprendre à nous connaître. Tendez la main, nous en avons tous besoin. »

]]>
Quand la générosité réchauffe l’hiver https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/quand-la-generosite-rechauffe-lhiver/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=quand-la-generosite-rechauffe-lhiver Wed, 03 Dec 2025 17:31:48 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=22533 Source : La Liberté.

Alors que les jours s’assombrissent et que l’hiver avance à grands pas, La Liberté vous invite à poser un geste lumineux, en partenariat avec Réseau Compassion Network.

Pour lire cet article, veuillez cliquer ici.

]]>
Daniel Lussier quitte son poste de directeur général du Réseau Compassion Network après 17 ans https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/daniel-lussier-quitte-son-poste-de-directeur-general-du-reseau-compassion-network-apres-17-ans/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=daniel-lussier-quitte-son-poste-de-directeur-general-du-reseau-compassion-network-apres-17-ans Wed, 03 Dec 2025 17:27:00 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=22531 Source : Envol 91.1FM.

Alors que Daniel Lussier annonce son départ de RCN, il s’entretient avec Envol au sujet de son passage au sein de la communauté.

Pour écouter cette interview, veuillez cliquer ici.

]]>