Profils | Réseau Compassion Network https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/ Mon, 30 Mar 2026 20:48:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://reseaucompassionnetwork.ca/wp-content/uploads/2020/05/site-icon-150x150.png Profils | Réseau Compassion Network https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/ 32 32 Comment l’art aide à guérir à l’Hôpital Saint-Boniface https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/comment-lart-aide-a-guerir-a-lhopital-saint-boniface/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=comment-lart-aide-a-guerir-a-lhopital-saint-boniface Mon, 30 Mar 2026 20:23:53 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=23086 Continue Reading Comment l’art aide à guérir à l’Hôpital Saint-Boniface]]> Kate Geiger adorait son métier d’ergothérapeute. « Travailler avec les personnes âgées est l’une de mes passions », confie-t-elle. « La santé mentale gériatrique était ma spécialité, et j’ai toujours aimé l’art. » Depuis qu’elle a pris sa retraite, Kate Geiger a trouvé le moyen de concilier ses centres d’intérêt et ses talents en s’engageant dans une mission de bénévolat enrichissante à l’Hôpital Saint-Boniface.

Art at the Bedside, une initiative menée par Artists in Healthcare, est un programme dans le cadre duquel des bénévoles apportent créativité et conversation enrichissantes aux patients hospitalisés dans le deuxième plus grand hôpital du Manitoba. « Il me semble qu’on ne peut pas guérir quand on s’ennuie à mourir », confie Mme Geiger avec un sourire. « Je pense qu’il est nécessaire de se sentir acteur de sa propre vie pour guérir. Et si vous êtes à l’hôpital sans rien d’autre à faire qu’attendre et vous inquiéter, je peux vous garantir que vous ne ferez que vous inquiéter davantage. »

Elle et un petit groupe de bénévoles passionnés d’art se relaient donc dans différentes parties de l’hôpital, aidant les gens à explorer, à partager, et à s’exprimer pendant qu’ils reçoivent des soins. Mme Geiger rend visite à des patientes du service d’obstétrique et de gynécologie pour des entretiens individuels, et anime également des programmes en petits groupes pour les patient.e.s hospitalisé.e.s au bâtiment McEwan, qui accueille un programme psychiatrique.

Geiger sait que l’art a un pouvoir thérapeutique, et elle a des dizaines d’histoires pour le prouver. « Un jour, quelqu’un est descendu de sa chambre à McEwan pour faire un dessin », se souvient-elle. « Il n’a pas dit grand-chose, mais il m’a dit que c’était pour ses enfants. Il est parti, puis il est revenu plus tard. Il a fait un autre dessin, sur lequel figuraient trois lettres, une pour chacun de ses enfants. Je lui ai demandé s’ils lui manquaient, et il m’a répondu qu’il voulait se rappeler qui il était et ce qui comptait pour lui. Ce bout de papier renfermait tout l’amour qu’il porte à ses enfants. Il peut faire quelque chose de significatif avec cet amour, avec ce désir, pendant qu’il guérit. »

Si sa formation d’ergothérapeute lui est utile dans son rôle de bénévole, Geiger estime que le simple fait d’être présente de la bonne manière suffit souvent à amorcer le processus de guérison. « Ce n’est pas seulement que le patient voulait faire un dessin pour ses enfants », explique-t-elle. « Il voulait me dire qu’il l’avait fait, et pourquoi. Et il avait besoin d’entendre cette affirmation de ma part : tes enfants te manquent. C’est juste une personne qui a quelque chose à dire, et je suis juste une personne qui est prête à écouter. C’est souvent tout ce dont nous avons besoin. »

Geiger assure également des permanences à la galerie Buhler, où elle accueille les visiteurs, les invités et les patients qui viennent découvrir les lieux. Avec d’autres bénévoles, elle propose simplement un peu de compagnie ou une conversation, si l’invité le souhaite. « Je me souviens avoir rencontré un jeune homme à McEwan et lui avoir dit qu’il y avait une galerie d’art qu’il pouvait visiter s’il était intéressé », raconte Geiger. « Je travaillais justement à la galerie Buhler lorsqu’il est entré par hasard la semaine suivante. Nous avons longuement contemplé une œuvre d’art en silence avant qu’il ne me demande : “Les mobiles sont-ils des sculptures ?” En un clin d’œil, le conservateur de la galerie s’est joint à notre conversation, et le jeune homme s’est mis à découvrir l’art et à rencontrer de nouvelles personnes, tout en recevant des soins à l’hôpital. »

Geiger et les bénévoles d’Art at the Bedside, accompagnés de leur « chariot magique » rempli de matériel, comme ils l’appellent, parcourent l’hôpital pour apporter de la créativité et créer des liens avec ceux et celles qui en ont le plus besoin. « Quand j’arrive dans un service, je demande toujours aux infirmiers.ères qui pourrait avoir besoin d’un petit remontant », raconte-t-elle. « La plupart des gens se retrouvent à l’hôpital dans des situations d’urgence, ils ne se sentent pas bien, ils ont un peu peur et ils n’ont certainement pas pensé à apporter leur matériel artistique ! Les gens sont des gens, et c’est un tel honneur de passer du temps avec tant d’entre eux, à créer de l’art et à leur offrir de la compagnie pendant une période difficile. »

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Les programmes « Art at the Bedside » et la Galerie Buhler recherchent tous deux des bénévoles ! Si vous vous intéressez à l’art et que vous avez un peu de temps à consacrer à cette cause, le service des bénévoles de l’Hôpital Saint-Boniface serait ravi de vous rencontrer.

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Preenceel-Marly Hill : apprendre, donner, aller de l’avant https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/preenceel-maryl-hill-apprendre-donner-aller-de-lavant/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=preenceel-maryl-hill-apprendre-donner-aller-de-lavant Fri, 30 Jan 2026 16:38:36 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=22226 Continue Reading Preenceel-Marly Hill : apprendre, donner, aller de l’avant]]> Preenceel-Marly Hill est l’un des nombreux visages souriants qui accueillent les gens lorsqu’ils entrent au Centre Flavie, un organisme qui distribue gratuitement des articles ménagers aux personnes dans le besoin. Elle est bénévole à l’accueil quatre jours par semaine, où elle reçoit et accompagne les clients, tout en apprenant beaucoup elle-même.

« Je suis arrivée d’Haïti en septembre 2024 », explique-t-elle. « Cette première année, je suis restée à la maison avec ma fille, qui n’avait pas encore commencé l’école, et avec mon fils, le temps qu’ils s’habituent à notre nouveau chez-nous. Mais une fois que ma fille est entrée à la maternelle, j’étais prête à retourner au travail. J’ai une formation en comptabilité en Haïti, et je sais que je veux maintenant obtenir mon titre de comptable professionnelle agréée (CPA), mais mon anglais n’est pas encore tout à fait au niveau requis. »

Travailleuse acharnée et jamais du genre à abandonner, Mme Hill a contacté le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), qui l’a mise en relation avec le Centre Flavie. Elle pouvait ainsi faire une différence grâce au bénévolat, tout en rencontrant de nouvelles personnes et en améliorant son anglais. « J’ai commencé deux jours par semaine, et j’ai tout de suite adoré », partage-t-elle. « Je n’avais rien d’autre à faire pendant la journée ; je voulais être utile et avancer vers mes objectifs. J’ai donc rapidement commencé à faire du bénévolat quatre jours par semaine. »

Elle admet que, même si son mari avait de la famille à Winnipeg, l’intégration dans une nouvelle communauté n’a pas été facile. Elle savait qu’elle avait du mal à se débrouiller en anglais et qu’il lui était un peu difficile d’accomplir les tâches quotidiennes aussi facilement qu’auparavant . « Je me souviens avoir dit que j’en avais assez de tout ce travail et que nous devrions déménager à Montréal »,se souvient Mme Hill en riant. « Puis j’ai découvert le Centre Flavie, où tout le monde est tellement gentil. Les gens sont toujours prêts à aider et à expliquer les choses. J’ai appris beaucoup sur la vie à Winnipeg grâce à mes collègues. Il y a une ambiance familiale ; on s’y sent bien. »

En plus d’être une maman très occupée et de faire presque du bénévolat à temps plein au Centre Flavie, Mme Hill continue de chercher des façons d’apprendre et de pratiquer son anglais. « J’ai fait toutes mes recherches », dit-elle. « J’ai trouvé Toastmasters et d’autres groupes auxquels je peux me joindre pour pratiquer mon anglais. Depuis 2024, j’ai eu l’impression de faire du surplace; je ne travaillais pas et je n’allais pas à l’école, et cela m’a manqué ! Maintenant, en 2026,  le moment est venu et il est temps pour moi de tout organiser et d’aller de l’avant. »

En attendant, elle est ravie de passer du temps avec les autres bénévoles et les clients du Centre Flavie. « Pour moi, jusqu’à maintenant, c’est ma meilleure expérience à Winnipeg », confie-t-elle. « Je sors de la maison, j’utilise mes compétences et mes capacités, et je rencontre tellement de personnes intéressantes. Être ici chaque jour est vraiment motivant. » Elle conclut : « Tout autour de moi, je vois une vraie compassion, un véritable amour pour les autres. Même si en ce moment je n’ai pas beaucoup à offrir, je sais que je peux donner de mon temps, et ça fait du bien. »

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Renforcer la confiance grâce au bénévolat https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/renforcer-la-confiance-grace-au-benevolat/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=renforcer-la-confiance-grace-au-benevolat Mon, 22 Dec 2025 23:34:56 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=21544 Continue Reading Renforcer la confiance grâce au bénévolat]]> Ryan Kyliuk est fier d’être bénévole chez Sara Riel, un rôle qui, selon lui, l’a aidé à prendre les mesures nécessaires pour commencer à construire la vie qu’il souhaitait. Jusqu’à l’automne 2025, il était l’un des visages amicaux qui accueillaient les client.e.s et les invité.e.s à la réception des bureaux situés au 66, rue Moore.

Il n’a quitté le bénévolat que pour faire de la place à ses études; ce qui avait toujours été son intention. Ryan suit actuellement une formation en sciences de laboratoire médical à la Polytechnique Red River, dans le but de réintégrer le marché du travail après une longue pause consacrée à sa santé mentale. « Je n’avais pas travaillé depuis longtemps et je n’avais pas d’horaire à respecter, explique-t-il. L’idée était de commencer à faire du bénévolat, juste un peu de travail léger quelques fois par semaine, question de reprendre le rythme. »

Quand il s’est senti à l’aise, il est retourné à l’école à temps partiel pour obtenir la dernière condition préalable dont il avait besoin pour pouvoir entrer dans le programme de laboratoire. En septembre, il a commencé à étudier à temps plein. « Le plan était de progresser petit à petit pour me permettre de retourner au travail », explique-t-il.

Son expérience vécue a fait de lui un atout précieux pour l’équipe de Sara Riel. « Je travaillais à l’accueil, raconte Kyliuk. J’aidais les gens à trouver leur chemin, je réceptionnais les livraisons et je réglais beaucoup de petits problèmes ici et là! Il y a toujours quelque chose à faire, vous savez ! Mais surtout, il s’agissait d’accueillir les gens. »

Les client.e.s qui viennent pour un rendez-vous ou même certaines personnes qui entrent dans l’édifice depuis la rue peuvent être effrayées et vulnérables. Un visage amical comme celui de Kyliuk peut faire toute la différence. « Je sais par expérience que si vous n’avez pas toutes les réponses ou si vous ne savez pas par où commencer, il y a ici des gens qui peuvent vous aider », poursuit-il. « Je dis aux personnes qui franchissent nos portes : vous êtes au bon endroit. Vous trouverez ici quelque chose qui vous aidera. »

Il est particulièrement impressionné par les connaissances du personnel sur les services disponibles en ville. « Il y a tellement de choses à offrir pour aider les gens, mais si vous ne savez pas où chercher, cela peut être difficile à trouver », admet-il. « Si vous venez à Sara Riel, c’est le meilleur endroit pour commencer. Une fois, quelqu’un est venu nous voir et m’a dit qu’il n’allait pas bien et qu’il avait juste besoin d’aide. Nous n’acceptons généralement pas les visites sans rendez-vous, mais je savais que quelqu’un ici serait en mesure de l’aider, et c’est ce qui s’est passé. »

Le bénévolat que Kyliuk a effectué l’a aidé à renforcer sa confiance en lui tout en aidant les autres dans la communauté. « L’avantage du bénévolat, c’est qu’on n’est pas rémunéré, donc il y a moins de pression », dit-il en riant. « Cette expérience m’a vraiment aidé à progresser vers mes objectifs. C’était la preuve dont j’avais besoin que je pouvais y arriver, que je pouvais retourner à l’école et reprendre le travail. Je testais le terrain, et c’était un endroit sûr pour le faire. »

Une fois ses études terminées, Kyliuk a hâte de trouver un emploi dans son nouveau domaine et d’aller de l’avant. Mais il gardera du temps pour Sara Riel. « Je reviendrai certainement aider quand je le pourrai », conclut-il. C’est un environnement tellement relaxant, avec tant de gens sympathiques autour. C’est toujours agréable de voir le personnel et de discuter un peu ! »

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Partager la langue de Moliére à la Villa Aulneau https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/partager-la-langue-de-moliere-a-la-villa-aulneau/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=partager-la-langue-de-moliere-a-la-villa-aulneau Fri, 31 Oct 2025 01:28:02 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=20718 Continue Reading Partager la langue de Moliére à la Villa Aulneau]]> Lorsque la Villa Aulneau a ouvert ses portes il y a 14 ans, Sœur Emma Bérard a été l’une des premières personnes à s’y installer. Nichée dans les rues verdoyantes de Saint-Boniface, cette résidence pour personnes âgées est un lieu où les résident.e.s comme Sœur Bérard accordent une grande importance à la vie communautaire. Dans cet établissement bilingue qui compte une importante population francophone, les liens se tissent d’abord grâce à la langue.

« Je cherchais un moyen de faire du bénévolat tout en restant près de chez moi », explique Sœur Bérard, aujourd’hui âgée de 79 ans et membre des Sœurs Missionnaires Oblates.  « J’avais entendu dire que certains membres du personnel aimeraient apprendre le français et, en tant qu’ancienne enseignante, j’ai pensé que cela me conviendrait bien. Peu après avoir emménagé, mon premier groupe d’élèves était composé de 14 membres du personnel. Ils avaient vraiment envie d’apprendre, en tant qu’aides-soignant.e.s ou personnel de cuisine, afin de mieux interagir avec les résident.e.s. »

Une autre ancienne enseignante vivant à la Villa Aulneau, Sœur Aline Comeau, consacre également son temps à l’apprentissage de la langue française, mais auprès de la jeune génération. « Il y a dans la communauté des jeunes issus de familles francophones qui souhaitent avoir la possibilité de pratiquer leur langue », raconte la religieuse âgée de 91 ans. « Nous nous asseyons donc ensemble pour discuter. C’est une grande joie pour moi de les voir apprendre. J’ai enseigné à beaucoup d’élèves au cours de ma vie, mais il y a une certaine satisfaction à voir un jeune commencer à s’épanouir après avoir travaillé dur. Cela ne vieillit jamais. »

Tout en soutenant le personnel et les jeunes, les deux Sœurs inspirent également leurs compagnes et compagnons résident.e.s. Janina Reckrut est arrivée au Canada en 1959 en provenance de Pologne, après avoir souvent déménagé avec sa famille pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle a appris l’anglais dans des cours du soir et a finalement obtenu des diplômes en beaux-arts et en éducation. « J’enseignais les bases du français à mes élèves lorsque j’étais enseignante, explique-t-elle. Mais j’ai perdu mes connaissances au fil du temps, faute de pratique. Lorsque j’ai emménagé à la Villa Aulneau, j’ai trouvé beaucoup de gens avec qui parler et les Sœurs pour m’aider à réapprendre. C’était une nouvelle chance pour moi ! »

Avec le soutien de Sœur Bérard et trois ouvrages de référence importants, la Bible en français, en anglais et en polonais, Mme Reckrut a réappris la langue de Molière à l’âge de 87 ans. « J’ai appris toute ma vie », dit-elle lorsqu’on lui demande ce qui la motive. « Je suis très curieuse et j’aime découvrir les choses par moi-même; c’est comme ça que j’apprends le mieux. C’est formidable de pouvoir pratiquer à nouveau. »

Les trois femmes rient lorsqu’elles évoquent à quel point l’enseignement a changé depuis l’apogée de leur carrière. « J’utilise encore un petit cahier d’exercices pour m’aider à enseigner aux jeunes », confie Sœur Comeau avec un sourire timide. « C’est le livre que les soldats canadiens utilisaient pendant la guerre lorsqu’ils étaient stationnés en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Il semble toujours faire l’affaire ! »

Bien que chaque enseignante à la retraite participe à faire apprendre la langue française à leur manière, elles s’encouragent mutuellement dans leur travail. Lors de l’entrevue pour cet article, Sœur Comeau a tenu à souligner l’inspiration de Sœur Bérard, qui a lancé un programme de bénévolat pour le personnel. Reckrut a tenu à remercier Sœur Comeau pour sa patience et pour l’avoir aidée à se remettre à pratiquer le français.

« Il est facile de donner en retour avec ce que l’on a », confirme Sœur Bérard. « Beaucoup de membres du personnel avec lesquels je travaille sont des immigrant.e.s qui essaient d’envoyer de l’argent à leur famille dans leur pays d’origine. Ils sont très reconnaissants de bénéficier d’un soutien gratuit, et les résidents sont très heureux lorsque le personnel peut leur parler en français, même un tout petit peu. Tout le monde y gagne ! »

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Marches communautaire et présence joyeuse https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/marches-communautaire-et-presence-joyeuse/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=marches-communautaire-et-presence-joyeuse Sat, 27 Sep 2025 15:27:51 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=19329 Continue Reading Marches communautaire et présence joyeuse]]> Un jour, au cœur de l’hiver 2023, les amis Andre Gomes et Paul Wyrchowny se promenaient lorsqu’ils ont vu un groupe de personnes portant des gilets de sécurité et tirant un chariot. Ils sont allés voir ce que faisait le groupe, et le reste appartient à l’histoire. Depuis deux ans, Gomes et Wyrchowny sont bénévoles pour la marche de sensibilisation communautaire Echoes Truth and Love Across the Water, basée à Huddle South Central /Rassembler Centre Sud, chaque semaine.

Gomes, qui est bricoleur et homme à tout faire, et Wyrchnowny, qui dirige une équipe de rédaction pour l’optimisation des recherches sur Internet, avaient déjà envisagé d’apporter leur aide à leur communauté. Ils avaient acheté un chariot et étaient sortis une fois ou deux pour ramasser les ordures et rencontrer des gens du quartier. Ils voulaient être plus proches de leur communauté, et le fait de trouver d’autres personnes désireuses de faire de même, c’était comme rentrer à la maison. 

« Je vis à Saint-Boniface depuis près de dix ans et cette marche a changé la façon dont j’interagis avec ma communauté », explique M. Wyrchowny. « Parfois, je me rends au Centre Dominion [un centre commercial local] pour faire des courses et j’y vois des individus que nous avons aidés. Nous nous reconnaissons et nous nous saluons. Je me sens plus proche des gens qui m’entourent, qu’il s’agisse des bénévoles ou des membres de la communauté. Honnêtement, j’ai l’impression de passer du temps avec des amis. »

Gomes est du même avis. « J’ai beaucoup de plaisir à apprendre connaître les gens et à nouer de nouveaux liens », confie-t-il. « J’ai appris des choses sur la culture autochtone simplement grâce aux gens qui participent à la marche, et sur la nature, les plantes et les gens en général. Il y a beaucoup de personnes formidables qui participent à ce projet. »

M. Wyrchowny ajoute que les gens sont la meilleure partie des marches Echoes. « Cela peut paraître banal de dire que ce sont les gens qui rendent l’événement spécial », admet-il en riant. « Mais je le ressens vraiment dans mon cœur. Il y a des échanges permanents tout au long de la marche. On chante, et on danse même parfois! Nous traitons de questions sérieuses; nous nous assurons que les gens ont de la nourriture, de l’eau et des produits de réduction des risques et des méfaits, mais d’une certaine manière, c’est aussi très joyeux.

« C’est une compréhension joyeuse des uns et des autres et de notre ville », poursuit M. Gomes. « Participer à la marche vous rend très présent, mais j’ai été surpris de voir à quel point je l’étais. »

Les deux hommes souhaiteraient que davantage de bénévoles se joignent aux marches, ne serait-ce que pour se rapprocher des réalités auxquelles sont confrontées les populations les plus marginalisées de notre ville. « Les gens peuvent avoir une idée de ce à quoi ressemble le sans-abrisme, mais chaque personne que nous rencontrons a une personnalité, des craintes, des espoirs et une histoire qui lui sont propres », explique M. Wyrchowny.

« Le travail de sensibilisation est très important, mais ce n’est qu’une solution provisoire à un problème spirituel », croit M. Gomes. « Il ne s’agit pas seulement d’un problème économique, soyons clairs. Le fait de participer aux marches vous permet d’avoir une vision plus large de ce qui se passe dans votre cœur et dans votre esprit. Il n’est pas nécessaire de faire quelque chose d’extraordinaire pour participer à ces marches ; il suffit d’avoir de la bonne volonté pour soi et pour les autres. »

Huddle South Central/Rassembler Centre Sud organise des marches de sensibilisation les mardis et jeudis soirs, chaque semaine, qu’il pleuve, qu’il vente (ou qu’il neige !). Pour en savoir plus et vous impliquer, visitez leur site Web.

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Cœurs comblés et mains occupées à la Villa Aulneau https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/coeurs-combles-et-mains-occupees-a-la-aulneau/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=coeurs-combles-et-mains-occupees-a-la-aulneau Mon, 30 Jun 2025 15:32:15 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=19535 Continue Reading Cœurs comblés et mains occupées à la Villa Aulneau]]> Irène Gagné et Yvette Boily, deux résidentes de la Villa Aulneau, ont mené une vie bien remplie et intéressante, et ont décidé que le fait d’emménager dans une résidence avec services d’aide à la vie autonome ne signifiait pas qu’elles avaient fini de contribuer au monde qui les entoure.

Mme Gagné, née dans une famille de neuf enfants à St-Pierre-Jolys, vit dans la résidence depuis huit ans. Mme Boily, qui dit en plaisantant : « J’ai grandi pendant la Grande Dépression, mais je ne suis pas déprimée ! », vit à la Villa Aulneau depuis dix ans, qui ont passé à toute vitesse.

« J’ai encore beaucoup à apporter », confie cette dernière. « Je suis l’exemple de tous ceux et celles qui m’ont précédée et qui ont apporté leur aide. Il y a plus de 40 bénévoles qui donnent ce qu’ils peuvent pour faire de cet endroit un véritable foyer pour nous. »

Mme Gagné est d’accord. « Il y a beaucoup à faire, et je suis du genre à vouloir m’occuper », confie-t-elle. « J’aide à organiser des bingos, des jeux de cartes ou même des activités à l’extérieur. De nombreux résidents ont besoin d’un peu d’aide supplémentaire pour se rendre aux activités que nous avons prévues, alors nous les aidons aussi. »

Au fil du temps, leurs capacités changent, mais les deux femmes sont reconnaissantes de l’objectif que le bénévolat leur a donné. « Cela vous donne de l’énergie », admet Mme Gagné. « Quand vous avez quelque chose à faire, quand vous savez que quelqu’un compte sur vous, vous vous levez et vous y allez. J’entends certains aînés parler de choses qui « font passer le temps »… Cela ne me suffit pas, c’est certain! Je veux faire quelque chose de significatif de mon temps. »

Elles citent Drissia Jamaa, la coordonnatrice des services de loisirs, comme source d’inspiration. « Elle travaille sans relâche et imagine toujours de nouvelles idées pour nous », confie Mme Boily. « Il y a un véritable esprit communautaire ici, et si Drissia a besoin de notre aide pour le maintenir, elle sait qu’elle peut compter sur nous. Elle a toujours dit que nous formions une grande famille, et elle a raison. »

Les deux femmes sont déterminées à mener une vie riche et épanouie en tant que seniors. Mme Boily est l’hôte désignée de nombreux événements spéciaux à la Villa Aulneau. Elle présente et remercie les invités, les musiciens et les autres personnes qui viennent divertir les résident.e.s. « Être âgé ne signifie pas que nous devons être mis de côté », dit-elle en riant. « Nous avons beaucoup à offrir. Certain.e.s résident.e.s ne peuvent offrir qu’un sourire, mais cela compte aussi. Le bénévolat apporte beaucoup de satisfaction. On se sent mieux dans sa peau et on sait qu’on a apporté de la joie aux autres. »

Mme Gagné a toujours aidé ses sœurs et leurs familles au fil des ans, et elle est maintenant heureuse d’avoir trouvé un autre endroit où elle se sent chez elle. « Notre travail en tant que bénévoles consiste vraiment à transformer ce bâtiment en un foyer », explique-t-elle. « Et sincèrement, c’est la meilleure place pour moi. Je suis tellement heureuse de vivre dans un endroit où tout le monde est si accueillant et où nous nous entraidons tous. »

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Anmary Thomas: les petits gestes ont une impact https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/anmary-thomas-les-petits-gestes-ont-une-impacte/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=anmary-thomas-les-petits-gestes-ont-une-impacte Wed, 30 Apr 2025 12:57:32 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=19143 Continue Reading Anmary Thomas: les petits gestes ont une impact]]> Comme beaucoup de jeunes bénévoles de notre réseau, Anmary Thomas a commencé à donner de son temps et de son soutien pour explorer une carrière possible, et a découvert qu’il y avait beaucoup d’autres leçons à apprendre. La jeune femme de 19 ans envisage une carrière d’infirmière, inspirée en partie par sa mère, Rosily Kochuvareed, qui est responsable de l’équipe de soins au Foyer de soins personnels Dr Gendreau à Sainte-Rose-du-Lac, où Anmary Thomas fait du bénévolat.

« J’étais très intéressée par la façon dont les gens vivent dans les maisons de retraite », explique cette jeune femme à la voix douce. Je voulais passer du temps avec des personnes âgées, en faire l’expérience, et c’est très bien ainsi. Je suis heureuse d’être là et de passer du temps avec elles, et elles sont heureuses d’avoir de la compagnie elles aussi ! En fin de compte, nous avons tous besoin de quelqu’un qui nous écoute. J’aime le temps passé en tête-à-tête avec les résidents, où je peux leur parler et les faire sourire. »

Si Mme Thomas chante parfois avec les pensionnaires lors de ses visites, elle s’est rapidement rendu compte que le plus grand besoin était simplement une oreille attentive. « Je pense que les pensionnaires des maisons de retraite se sentent un peu seuls, même si tout le personnel se donne à fond pour les aider à se sentir chez eux, poursuit-elle. Nous essayons donc de faire parler les gens, surtout ceux qui n’ont pas beaucoup de visiteurs. Ils me parlent de leur passé, de l’époque où ils allaient à l’école ou de celle où leurs enfants étaient petits. J’aime les écouter et j’apprends toujours quelque chose. »

L’une des principales leçons que Thomas a tirées de son expérience est que, dans les foyers de soins personnels, chacun a un rôle important à jouer. « Ce que j’aime le plus ici, c’est que le personnel connaît tout le monde, qu’il travaille à la blanchisserie ou à l’entretien ménager, et qu’il connaît tous les résidents par leur nom. Je les vois approcher les résidents avec attention, compassion et amour, et cela me donne l’impression d’être la bienvenue, moi aussi. C’est tellement agréable de passer du temps ici. »

Le temps qu’elle a passé à faire du bénévolat a renforcé son intérêt pour les soins infirmiers, et Mme Thomas est reconnaissante d’avoir la possibilité de faire des études supérieures sans avoir à quitter sa communauté. Elle vit à Dauphin avec sa famille et vise une admission prochaine au campus Parkland du Collège Assiniboine. « C’est mon principal objectif à l’heure actuelle : entrer à l’université et faire des études, tout en restant près de chez moi, explique-t-elle. Je pense que cette expérience m’a donné encore plus envie de devenir infirmière. Je suis plus sûre de mon orientation. »

Alors que certains résidents sont atteints de démence ou d’autres troubles de la mémoire, Mme Thomas affirme qu’un peu de patience suffit pour rendre visite à ces personnes. « Il y a une résidente en particulier qui, chaque fois que j’entre dans sa chambre, me dit que mon sourire est si beau », explique-t-elle en riant. « Elle le répète dix minutes plus tard. Et en général, elle le répète encore. Elle est si gentille, et tant pis si elle se répète. Ce type de bénévolat consiste à rencontrer les gens à mi-chemin et à faire preuve de curiosité à leur égard.

Lorsqu’on lui demande quel est le meilleur aspect du bénévolat, Thomas n’hésite pas. « J’ai appris que les petits gestes peuvent avoir un impact énorme, confirme-t-elle. Tenir une main, écouter, sourire, ces gestes sont puissants et inoubliables. Les résidents sont toujours un peu tristes quand je rentre à la maison et moi aussi. J’ai fait un très bon choix en devenant bénévole et je suis très heureuse de faire partie de l’équipe de la Maison de soins personnels Dr-Gendreau. »

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Pavlo Zubchenko : un coup de main au service des urgences https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/pavlo-zubchenko-un-coup-de-main-au-service-des-urgences/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pavlo-zubchenko-un-coup-de-main-au-service-des-urgences Mon, 31 Mar 2025 14:23:11 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=18936 Continue Reading Pavlo Zubchenko : un coup de main au service des urgences]]> Pavlo Zubchenko espère devenir médecin un jour. En attendant, il a pensé faire du bénévolat à l’Hôpital Saint-Boniface pour se faire une idée de l’environnement et apprendre à connaître le campus médical. Le jeune homme de 21 ans a rapidement découvert que le fait de rendre service était plus précieux que l’expérience professionnelle qu’il pouvait acquérir.

« J’ai fait du bénévolat dans plusieurs services », explique-t-il. « Il y a beaucoup de monde partout et, honnêtement, chaque service aurait besoin d’une personne supplémentaire. J’ai vraiment l’impression d’aider en étant ici. »

Son rôle le plus récent consiste à soutenir les patients et leurs proches au service des urgences, un environnement notoirement occupé et parfois stressant. « Je suis souvent le premier visage que les patients voient lorsqu’ils entrent dans la salle d’attente », explique Zubchenko. « J’aime les aborder en premier et leur demander comment je peux les aider. Certaines personnes sont à la recherche d’un proche, ou veulent que leur cas soit évalué, d’autres attendent depuis longtemps et veulent savoir ce qui se passe. J’essaie d’être le visage calme dans la pièce, d’aider comme je peux. »

Zubchenko pense également que l’empathie est la valeur fondamentale qui rend une expérience difficile dans un service d’urgence un peu moins pénible. « La plupart des personnes qui arrivent dans le service sont à bout de nerfs », admet-il. « Ils ont peut-être un proche qui est arrivé en ambulance et ils sont pressés de le voir. Je m’imagine quand les gens sont agités : si c’était moi, je ne pourrais pas rester tranquille non plus. »

Zubchenko, qui a émigré au Canada depuis l’Ukraine il y a 11 ans, attribue à sa famille l’intérêt qu’il porte à l’hôpital. « Il y a un peu d’histoire familiale, en effet », explique-t-il. « Mes parents et mes grands-parents travaillaient tous dans le domaine médical en Ukraine. Une grande partie de ma famille, y compris mes grands-parents, est toujours là-bas. Nous avons déménagé avant le début de la guerre et je suis un peu coincé entre deux mondes maintenant, mais la vie continue. »

L’étudiant en sciences biologiques, qui fréquente l’Université du Manitoba, a consacré plus de 190 heures depuis février 2024. Il est également devenu la personne de référence pour l’accueil et la formation des nouveaux bénévoles. « Je pense qu’ils continuent à me donner les étudiant.e.s universitaires », explique Zubchenko en riant. « En me lançant dans le bénévolat, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je rencontre des gens de tous âges qui souhaitent faire le bien pendant leur temps libre. »

Il a également été agréablement surpris par la reconnaissance qu’il reçoit du personnel de l’hôpital. « Je ne m’attendais pas à ce que le personnel soignant soit si reconnaissant », poursuit Zubchenko. « Tous les aides-soignants, lorsqu’ils me voient, me remercient pour mon travail ou mon appui. On ne se porte pas volontaire pour être remercié, mais c’est vraiment agréable lorsque cela se produit. »

Quant à son avenir et à celui de l’Hôpital Saint-Boniface, ils sont pour l’instant intimement liés. « J’aimerais devenir médecin et travailler à St-B. un jour », confie-t-il. « Et je suis très enthousiaste à l’idée de l’agrandissement du service des urgences. Quand je vois que la salle est pleine et que nous essayons de créer de l’espace pour les gens, je sais que le nouveau service fera la différence. Ce sera vraiment passionnant quand il ouvrira, et surtout, ce sera tellement mieux pour les patients. »

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Matthieu Koy : Faire du bénévolat et récolter autant que l’on sème https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/matthieu-koy-le-don-du-benevolat-va-dans-les-deux-sens/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=matthieu-koy-le-don-du-benevolat-va-dans-les-deux-sens Fri, 28 Feb 2025 20:12:57 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=18839 Continue Reading Matthieu Koy : Faire du bénévolat et récolter autant que l’on sème]]> Matthieu Koy est un fier bénévole d’Actionmarguerite. Il donne de son temps et de son énergie pour soutenir les résident.e.s dans leur vie quotidienne, mais surtout, il pense avoir découvert le véritable secret du bénévolat : il reçoit autant qu’il donne. Ce père de trois enfants et sa femme sont originaires de la République démocratique du Congo, où il était médecin et administrateur médical.

« Je suis nouveau arrivant, ici au Manitoba, depuis la fin juillet 2024, explique-t-il. Dans mes démarches pour l’intégration au sein de la communauté, les agences avec qui j’ai eu affaire ont parlé de l’importance du bénévolat. J’ai fait mes recherches pour trouver un lieu où je pourrais utiliser mes compétences. »

Il a éventuellement choisi Actionmarguerite comme premier endroit pour y faire une contribution communautaire et il a été immédiatement enchanté de la qualité et de la structure de l’organisation. « Au Congo, ce sont les églises et la communauté qui s’occupent des gens qui vieillissent, observe M. Koy. Un organisme comme Actionmarguerite, c’est du nouveau pour moi. Toute de suite, j’ai compris que ce n’est pas du tout une « garderie » pour les vieux, mais un réel foyer avec une gamme de programmes et de services divers pour assurer leur mieux-être. »

L’administrateur de santé en lui était également très heureux de découvrir de l’intérieur le mode de fonctionnement des organisations de santé et de services sociaux. « Micheline St-Hilaire, la directrice générale ici, nous a partagé le plan stratégique de l’organisme, dit M. Koy. C’est une organisation très bien structurée. Quand je vois un plan sur une durée d’années et les activités séquentielles prévues au cours de ces années, je constate un personnel très compètent et discipliné. Je pourrais passer beaucoup de temps à tout noter ce que j’observe ici. Et si je fouille, je sais que je trouverai encore beaucoup plus de bonnes surprises ! »

Avec tant de nouveauté dans sa vie, M. Koy est reconnaissant de la formation qu’il a eu comme bénévole. « J’ai mieux compris comment me comporter ici à Actionmarguerite, mais ailleurs, aussi, continue-t-il. C’est déjà une façon pour moi de m’intégrer dans la société, de mieux comprendre le système de santé, savoir comment interagir avec les membres du personnel ou bien les résident.e.s, par exemple »

Ce sont, en effet, les résident.e.s qui soutiennent M. Koy le plus dans son apprentissage. « Bien que je participe aux évènements spéciaux, j’en crée aussi moi-même, dit-il avec un sourire. J’appelle ça la causerie ! Nous nous mettons ensemble, soit moi et un.e résident.e, ou encore en petit groupe. C’est comme un petit focus group; on se taquine, on se raconte des histoires. C’est là où j’apprends le plus sur la vie au Manitoba. »

La sagesse et les expériences des résident.e.s se transmettent bien, même avec quelques ajustements. « Parfois, la démence peut rendre les choses un peu confuses, admet M. Koy. Mais c’est important d’échanger avec les résident.e.s, de leur démontrer qu’ils et elles sont aimé.e.s, de respecter leur expériences et de valoriser leur connaissances. »

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Lindsay Gustafson : Transmettre l’amour pour la lecture https://reseaucompassionnetwork.ca/fr/lindsay-gustafson-transmettre-lamour-pour-la-lecture/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lindsay-gustafson-transmettre-lamour-pour-la-lecture Thu, 19 Dec 2024 20:30:34 +0000 https://reseaucompassionnetwork.ca/?p=18177 Continue Reading Lindsay Gustafson : Transmettre l’amour pour la lecture]]> Après un souci de santé, Lindsay Gustafson a trouvé un sens à sa vie, et une communauté, en tant que bénévole au Centre de renouveau Aulneau (CRA). Mme Gustafson, enseignante en première et deuxième année, a une façon d’être douce et encourageante auquel on s’attend d’une personne qui s’occupe de jeunes enfants tous les jours. Elle a apporté ses dons et son expérience au programme d’alphabétisation familiale du CRA, qui a lieu une fois par mois et qui encourage les enfants et les personnes qui s’occupent d’eux à explorer et à pratiquer la lecture ensemble.

« On m’a diagnostiqué un cancer il y a deux ans et j’ai dû arrêter de travailler », explique Mme Gustafson. « Il est très difficile de s’absenter quand on est enseignante, quand on est si passionnée par son travail et par les enfants. La salle de classe est votre maison et les enfants deviennent votre famille. Lorsque j’ai surmonté les moments les plus difficiles de mon traitement, je me suis sentie prête à retrouver une raison d’être, même si je n’étais pas tout à fait prête à reprendre le travail. »

Tout en continuant à se soigner et à se reposer, elle a commencé à réfléchir à la manière dont elle pourrait contribuer de son temps et de ses talents. « Lorsque vous avez eu le temps de réfléchir et que vous avez été confronté à des situations difficiles, vous commencez à vous demander comment vous pouvez rendre le monde meilleur », poursuit Mme Gustafson. « Aujourd’hui, je travaille avec les enfants une fois par mois, tandis qu’un autre bénévole s’occupe des parents. Nous faisons un bricolage basé sur l’alphabétisation, nous lisons des livres d’images ensemble. Nous améliorons les compétences, mais nous créons aussi un amour et un désir pour la lecture, ce qui est l’essentiel. »

Mme Gustafson estime que le soutien à la lecture peut être simple, amusant et facile. « La chose la plus importante que nous disons aux gens est de lire avec leurs enfants tous les soirs », explique-t-elle. « Les enfants peuvent vous faire la lecture ou vous pouvez leur faire la lecture, cela n’a pas vraiment d’importance. Les histoires au moment d’aller au lit font une grande différence dans le vocabulaire de l’enfant, sa passion pour la lecture, son imagination et sa créativité. »

Alors que de nombreuses organisations de Winnipeg sont actuellement à la recherche de bénévoles, Mme Gustafson est heureuse d’avoir trouvé un foyer au sein du CRA. « J’adore l’atmosphère qui règne ici », confie-t-elle. « La première fois que je suis entrée, j’ai trouvé l’endroit tellement beau et apaisant. Et j’ai senti que le personnel était incroyablement accueillant et positif. Honnêtement, je considère ce centre comme une lumière dans la communauté. Il attire tant de gens par sa sécurité, sa chaleur, son confort et toutes les ressources disponibles. »

En fait, elle a été encouragée de constater que certaines familles ne manquent jamais leurs programmes de groupe. « Il y a deux familles qui viennent tous les mois », poursuit-elle. « Même si elles ont oublié de s’inscrire, nous savons qu’elles viendront. Des liens solides se créent et les participants en parlent autour d’eux. Les enfants reçoivent un livre d’images à emporter chez eux, un petit goûter et une activité amusante que nous faisons ensemble, tandis que les parents établissent des liens entre eux et avec nos experts en alphabétisation. »

Alors que sa santé continue de s’améliorer et qu’elle commence à se tourner vers l’avenir, Mme Gustafson est reconnaissante d’avoir eu l’occasion de faire partie de la communauté du Centre de renouveau Aulneau. « Cela a été très gratifiant », conclut-elle. « Je cherchais un but et ces enfants apportent tellement de lumière et d’énergie à votre journée. Il y a quelque chose dans leur façon de voir la vie ; j’ai trouvé une telle raison d’être en étant capable de me connecter. »

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