

{"id":1106,"date":"2019-07-18T19:33:30","date_gmt":"2019-07-18T19:33:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.chcm-ccsm.ca\/?p=1106"},"modified":"2022-06-06T12:36:00","modified_gmt":"2022-06-06T16:36:00","slug":"tout-un-nouveau-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/reseaucompassionnetwork.ca\/fr\/tout-un-nouveau-monde\/","title":{"rendered":"Tout un nouveau monde"},"content":{"rendered":"\n<p>Depuis 2014, plus de 50 personnes soutenues par Place River Road au 440 chemin River ont r\u00e9ussi leur transition dans la communaut\u00e9. Un succ\u00e8s que l\u2019organisme n\u2019a pas manqu\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer le 12 juin dernier. <\/p>\n\n\n\n<p>Maureen\nPhillips se souvient bien du jour o\u00f9 son fils adulte Benji Kessler, qui vivait\nalors au 440 chemin River, a quitt\u00e9 St.Amant pour aller vivre dans l\u2019une des\nmaisons communautaires de l\u2019organisme avec trois autres hommes ayant un trouble\nde d\u00e9veloppement et un travailleur de soutien. C\u2019\u00e9tait il y a environ deux ans\net demi.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/reseaucompassionnetwork.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/CCSM-St.Amant-01-1024x680.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1085\" width=\"360\" height=\"239\"\/><figcaption>Maureen Phillips et Benji Kessler<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je me suis battue contre son d\u00e9sir de transition. Il avait v\u00e9cu \u00e0 St.Amant depuis plus de 40 ans. On avait toujours pris soin de lui l\u00e0-bas. J\u2019avais beaucoup de craintes \u00e0 changer tout \u00e7a.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Des\ncraintes qui se sont av\u00e9r\u00e9es largement infond\u00e9es. \u00ab&nbsp;Il adore vivre dans la\ncommunaut\u00e9! \u00c7a lui a ouvert tout un nouveau monde. Au centre, on s\u2019occupait\ntr\u00e8s bien de lui et il \u00e9tait en s\u00e9curit\u00e9, mais ses sorties, c\u2019\u00e9tait la\ncaf\u00e9t\u00e9ria ou la cour. Maintenant, il va faire du sport, \u00e0 la piscine, au\nrestaurant, au cin\u00e9ma, jouer aux jeux d\u2019arcade, chez le coiffeur\u2026 Il n\u2019est jamais\n\u00e0 la maison!<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il\na une vie sociale bien plus riche que la mienne. Je n\u2019aurais jamais os\u00e9 r\u00eaver\nde \u00e7a pour lui. Je suis tellement heureuse de le voir aussi heureux que j\u2019en\npleure parfois.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Benji\nKessler fait partie de la cinquantaine de personnes soutenues par St.Amant qui\nsont parties vivre dans la communaut\u00e9 \u2013 que ce soit dans des maisons\ncommunautaires de St.Amant ou d\u2019autres organismes, dans des familles d\u2019accueil,\nou encore dans leurs familles \u2013 depuis que le plan strat\u00e9gique de l\u2019organisme a\nplac\u00e9 la transition vers la communaut\u00e9 comme un objectif prioritaire, en 2014.<\/p>\n\n\n\n<p>John\nLeggat, pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral de St.Amant, explique&nbsp;: \u00ab&nbsp;Avant\nd\u2019\u00e9tablir notre plan strat\u00e9gique 2014-2018, nous avons observ\u00e9 les pratiques en\nAm\u00e9rique du Nord et nous avons conclu que les soins institutionnalis\u00e9s\nn\u2019\u00e9taient pas ce qu\u2019il y avait de mieux pour les adultes ayant des d\u00e9ficiences.\nLes soins en communaut\u00e9, quand c\u2019est possible, leur sont beaucoup plus\nb\u00e9n\u00e9fiques.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dave\nNyiro, gestionnaire des services de sant\u00e9 aux adultes; au services des\ntransitions et de sant\u00e9 rench\u00e9rit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les personnes s\u2019\u00e9panouissent\ntoujours mieux dans leur communaut\u00e9 car ils ont plus facilement acc\u00e8s \u00e0 tout.\nEt comme ils ont moins de colocataires, ils peuvent aussi choisir la musique\nqu\u2019ils \u00e9coutent, les films qu\u2019ils regardent, m\u00eame ce qu\u2019ils mangent et avec\nqui. \u00c7a fait une grande diff\u00e9rence dans leur qualit\u00e9 de vie.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dans\nles maisons communautaires, un travailleur de soutien est pr\u00e9sent en tout\ntemps, jour et nuit. De plus, une infirmi\u00e8re, Sheila Chatyrbok, reste joignable\npour des consultations, en plus de ses visites r\u00e9guli\u00e8res. Elle s\u2019assure que\nl\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des occupants de la maison est aussi bon qu\u2019\u00e0 St.Amant.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/reseaucompassionnetwork.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/CCSM-St.Amant-02-1-1024x680.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1107\"\/><figcaption>Une partie de l\u2019\u00e9quipe de recherche : de gauche \u00e0 droite, Janice Ranson (travailleuse sociale), Soroush Kian (chercheur stagiaire), Shahin Shooshtari (directrice de recherche), Margerhita Cameranesi (chercheure stagiaire) et Lindsay McCombe (coordonnatrice).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Janice\nRanson est travailleuse sociale \u00e0 St.Amant. Avec Sheila Chatyrbok, elle assiste\nle processus de transition de d\u00e9m\u00e9nagement pour ceux qui vont vivre dans la\ncommunaut\u00e9. \u00ab&nbsp;Si la personne le veut vraiment, on essaie toujours de\ntrouver une solution pour que ce soit possible, quelles que soient ses\ncapacit\u00e9s.&nbsp;\u00bb Une fois la transition faite, elle s\u2019assure que la qualit\u00e9 de\nvie de la personne ne diminue pas.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tat\nde sant\u00e9 et la qualit\u00e9 de vie des adultes ayant des troubles de d\u00e9veloppement\nqui sont partis vivre dans la communaut\u00e9 apr\u00e8s avoir demeur\u00e9 \u00e0 St.Amant fait\nd\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019une recherche en cinq ans men\u00e9e par la Dr Shahin\nShooshtari depuis trois ans, financ\u00e9e par la Winnipeg Foundation.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle\nexplique&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le but de la recherche est de comparer la vie des\npersonnes avant et apr\u00e8s la transition en termes de sant\u00e9, de qualit\u00e9 de vie,\nd\u2019acc\u00e8s aux services, mais aussi l\u2019impact sur les familles et fournisseurs de\nsoins. C\u2019est la toute premi\u00e8re fois au Canada qu\u2019on a \u00e9t\u00e9 capables de collecter\nun vaste ensemble de donn\u00e9es sur la sant\u00e9 et la qualit\u00e9 de vie des adultes en\nsituation de handicap mental!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Entre\nautres donn\u00e9es, on retrouve notamment le taux de personnes diab\u00e9tiques, ou\nencore de cancers ou de vaccinations, mais aussi des indicatifs de qualit\u00e9 de\nvie et de&nbsp; niveau d\u2019activit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dr\nShahin Shooshtari poursuit&nbsp;: \u00ab&nbsp;On a ensuite compar\u00e9 nos donn\u00e9es avec\nles directives canadiennes en sant\u00e9 primaire pour les adultes ayant des\nd\u00e9ficiences. On a trouv\u00e9 qu\u2019aucune des personnes soutenues par St.Amant ne\nsouffrait de diab\u00e8te, ce qui est positif, en revanche seulement 50 % \u00e9taient\nvaccin\u00e9s contre l\u2019h\u00e9patite B. Ce r\u00e9sultat est \u00e0 am\u00e9liorer.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour\nl\u2019heure, les donn\u00e9es ont surtout \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es avant transition. La recherche\nva continuer pour obtenir des donn\u00e9es apr\u00e8s transition afin de comparer.\nL\u2019impact sur la famille et les membres du personnel soignant fera aussi l\u2019objet\nde la seconde partie de la recherche, qui devrait se terminer en 2021.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Gr\u00e2ce\n\u00e0 cette recherche, on pourra maintenir ce qui fonctionne bien et am\u00e9liorer ce\nqui est moins bon&nbsp;\u00bb, conclut Dr Shahin Shooshtari.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2014, plus de 50 personnes soutenues par Place River Road au 440 chemin River ont r\u00e9ussi leur transition dans la communaut\u00e9. Un succ\u00e8s que l\u2019organisme n\u2019a pas manqu\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer le 12 juin dernier. 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